Le plan Écophyto 2018 inclut « le recensement et l’analyse critique » des indicateurs de risques. Ils se rapprochent davantage de modèles informatiques et permettent d’anticiper les conséquences de pratiques ou de l’utilisation des produits, en intégrant dans leur calcul des caractéristiques relatives aux milieux et conditions d’application notamment. Un travail qui se fera en lien avec l’évolution de la réglementation européenne. Le paquet pesticides, adopté début 2009, inclut en effet l’obligation pour les États-membres de renseigner des indicateurs de risque. Les délais de mise en œuvre de ces outils paraissent loin de la phase opérationnelle. Le constat est identique pour les indicateurs d’impact. En bout de chaîne, ces modèles interprètent les mesures de pesticides dans l’environnement ou dans les aliments et leur impact possible. Comme les indicateurs de risques, ils se fondent sur des données précises, réellement observées.
Des indicateurs intégrés au pilotage des exploitations
Si leur mise en œuvre relève de modèles complexes, ces indicateurs doivent se traduire au final par des informations simples, accessibles… sous réserve d’une interprétation correcte. Il s’agira essentiellement d’outils d’orientation des politiques publiques ou d’information du public. L’exemple le plus significatif est l’indicateur de présence des pesticides dans les eaux réalisé par le Service de l’observation et des statistiques (ex-Ifen). Sa publication suscite généralement des articles sévères vis-à-vis des agriculteurs. Lesquels doivent aller chercher ailleurs les conseils sur l’évolution de leurs pratiques culturales. Les indicateurs d’impact de demain devront pouvoir s’intégrer au pilotage des conduites d’exploitation.
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