A Couville, dans la Manche, sur l'exploitation d'Emmanuel Eustace, les visiteurs sont toujours les bienvenus. « Depuis deux ans, j'accueille des écoles primaires et des maternelles, précise-t-il. La découverte des animaux, 80 vaches laitières, et de la salle de traite, équipée d'un robot, restent des moments très appréciés des enfants ». C'est donc tout naturellement qu'Emmanuel a accepté, le 19 septembre, de participer aux journées du patrimoine, organisées par le CIV, le Cniel et la CNE (1). Plus de 100 personnes sont venues découvrir son exploitation, son métier et le paysage qui entoure sa ferme.
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« L'idée était de montrer que nous, agriculteurs, participons à l'entretien de ce paysage. Sans cette action, ce serait l'anarchie : au niveau de la faune et de la flore. Une paysagiste était chargée d'expliquer l'histoire du bocage normand. Beaucoup ont été surpris d'apprendre que toutes les essences d'arbres du début du siècle ont été conservées. C'est aussi cela le patrimoine : préserver la nature du passé ».
La visite s'est ensuite poursuivie sur la ferme. « J'avais installé, sur un m2, toute la nourriture que mange une vache chaque jour. Je souhaitais expliquer que les granulés, souvent diabolisés, ne représentent au final qu'une petite portion de la ration quotidienne, à peine 10 % : le foin, la luzerne ou l'ensilage en occupant la plus grande. Tous ont ainsi compris l'importance de maintenir du maïs dans l'assolement ». Emmanuel Eustace se dit prêt à renouveler l'expérience. « Nous avons beaucoup à transmettre aux personnes qui font la démarche de venir à notre rencontre. Il est capital de préserver ce lien ».
(1) CIV (Centre d'information des viandes), Cniel (Centre national interprofessionnel de l'économie laitière) et la CNE (Confédération nationale de l'élevage).
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Visite de l'exploitation d'Emmanuel Eustace, lors des journées du patrimoine, le 19 septembre.
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