"Prétendre que la nourriture est plus dangereuse aujourd’hui qu’elle ne l’était dans le passé, est une contre-vérité évidente", s’insurge le nutritionniste Marian Apfelbaum, également auteur de l'ouvrage collectif "Risques et peurs alimentaires". Et de rappeler qu’en France, l’espérance de vie a doublé en un siècle. « Avec les progrès de l’hygiène et du contrôle sanitaire, le nombre de victimes d’accidents alimentaires mortels est passé de plusieurs dizaines de milliers par an au début du XXe siècle à une centaine par an aujourd’hui. »
Les peurs alimentaires ont existé de tout temps. Mais les peurs modernes sont surtout qualitatives. Conséquence : de nouvelles attentes de la part des consommateurs, qui recherchent l’authenticité, le lien social et la proximité. Les démarches qui vont dans ce sens se multiplient sur le territoire. Focus sur cinq d’entre elles.