En 2010, année internationale de la biodiversité, les actions se multiplient pour sensibiliser les citoyens à la préservation de la faune et de la flore. Pourtant les scientifiques dressent un triste bilan de leur état : le sixième cycle d’extinction des espèces est amorcé et l’homme en est perçu comme le principal responsable. L’enjeu est de taille : il ne s’agit plus de protéger les espèces remarquables mais la biodiversité qualifiée d’ordinaire.
Insectes pollinisateurs, vers de terre, haies… interviennent naturellement dans la production agricole. On ne cultive pas seulement en respectant la biodiversité, on cultive avec la biodiversité. Cette agriculture n’est en rien simpliste. C’est celle de producteurs convaincus et surtout dotés d’une forte expertise. Mais pour que la nature puisse être une alliée efficace, il faut repenser les schémas de production à l’échelle du territoire, mieux expliquer les gains immédiats et impliquer les filières. L’objectif : atteindre le bon équilibre entre écologie et économie.