Le défi est historique. Les enjeux commencent à être mesurés par tous les citoyens et les sphères des pouvoirs politique et économique. Car l’absence d’actions tangibles pour contrer le réchauffement de la planète serait impardonnable au regard des générations futures. Les expertises scientifiques ne sont pour ainsi dire pas contestées. Elles ne nous apparaissent pas en tout cas contestables. Elles sont le fruit de travaux menés par 2 500 scientifiques, du monde entier, de toutes les disciplines, qui multiplient depuis le début de cette année les alertes. Et les manifestations d’un changement climatique sont malheureusement déjà repérables.
Le changement climatique sera parmi les questions centrales, avec la biodiversité, qui seront abordées cet automne au Grenelle de l’environnement. Cette rencontre ne sera pas un énième colloque mais bien l’ouverture d’un champ d’actions a promis Nicolas Sarkozy. Il participait, avec son ministre de l’Environnement, du Développement et de l’Aménagement durables, Alain Juppé, aux rencontres organisées dès le 21 mai avec les associations écologistes, les scientifiques et chefs d’entreprise pour définir les groupes de travail qui vont travailler à cette manifestation.
Les initiatives se multiplient, au niveau des communes ou des entreprises, en France et partout dans le monde, dans un nombre croissant de foyers. Il convient, aujourd’hui de passer à une vitesse supérieure, qui ne sera pas sans impacter sur nos modes de consommation et de développement.
Bien évidemment dans ce grand chantier, l’agriculture a un rôle d’envergure à jouer. En fournissant la matière première destinée à la chimie verte mais aussi en faisant évoluer ses pratiques. En implantant plus de couverts végétaux consommateurs de CO2. En réduisant ses dépenses énergétiques. Le temps est au bilan écologique par secteur.