Pour ou contre la mise sur le marché à des fins d'importation et de transformation (pas de mise en culture) de trois nouveaux maïs OGM : le Mon 88017, le Mon 89034 et le NK603 ? Les experts des Etats membres de l'Union européenne ne sont pas parvenus, le 22 juillet, à dégager de majorité qualifiée, malgré les avis favorables de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments, l’EFSA. Dans ce cas, c’est maintenant à l'exécutif européen de soumettre la proposition aux ministres de l'Environnement, ce qui sera fait au cours de leur prochaine réunion fin octobre. Si les ministres ne parviennent pas à prendre position pour ou contre l'autorisation, la décision finale sera alors prise par la Commission européenne.
L'EFSA a par ailleurs mis un point final à l'évaluation des risques de deux autres maïs transgéniques, les Mon 88017 x Mon 810 de Monsanto et le MIR604 de Syngenta. Ils sont jugés « aussi sûrs » que les variétés conventionnelles.
Une majorité contre les cultures d’OGM
Les pays européens sont dans leur grande majorité opposés aux cultures d'organismes génétiquement modifiés. Ils refusent de donner leur accord à toute autorisation tant que les méthodes d'évaluation de l'EFSA n'auront pas été révisées et renforcées, notamment pour mieux prendre en compte les risques de dissémination. Six pays - France, Autriche, Hongrie, Luxembourg, Allemagne et Grèce - ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire la culture sur leur territoire de la seule variété de maïs génétiquement modifiée autorisée dans l'UE, le MON 810, « en raison de risques environnementaux ».
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