L'agriculture et l'environnement en bonne intelligence : actualités, initiatives et analyses

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Créer des sorties de secours pour la faune et la flore

En cas de menace, les déplacements d’un massif naturel à un autre peuvent être
Les mouvements de population se font par étapes
rapides ou progressifs. « On sait très bien qu’avec le changement climatique, les espèces devront s’adapter. Les hêtres seront par exemple moins gros et auront plus de maladies et, dans cinquante ans, les chênes risquent de prendre place dans le paysage normand. Fatalement, la faune et la flore devront remonter vers le nord, pour retrouver des conditions climatiques propices à leur bon développement. » Mais le chemin n’est pas toujours tracé.

Et si une espèce est fragile et que son habitat est fractionné, elle ne pourra pas lutter. Par exemple, un papillon met trente ans pour se déplacer de 200 km au-delà de sa zone de prédilection. Tout obstacle complique cette migration. « Les mouvements de population se font par étapes explique Jacques Trouvilliez. D’abord l’avant-garde, puis le gros des troupes. Si ces dernières rencontrent des barrières, elles sont vouées à disparaître. » Et des nouvelles communautés vont prendre la place.

Toutefois avant d’agir, un état des lieux est nécessaire. Jacques Trouvilliez fait partie du Comité biodiversité qui a élaboré les mesures qui figurent dans le projet de loi Grenelle 2. Il a pour mission de recenser sur deux régions pilotes, la Normandie et le Languedoc-Roussillon, les populations menacées et celles qui méritent qu’on agisse pour les maintenir. « Deux méthodes sont possibles pour établir un diagnostic. Soit recenser les masses naturelles et les connecter, soit évaluer la faune et la flore, repérer celles qui sont en danger et celles qui ont besoin d’un coup de pouce pour être maintenues, et construire les réseaux verts adaptés.» C’est cette seconde méthode qui a été choisie pour la trame verte. Plus difficile mais plus précise. Pour la trame bleue, la première méthode, structurelle, a eu la préférence. L’idée est de réinjecter des éléments fonctionnels pour enrayer la disparition des espèces et de favoriser la libre circulation de l’eau.
A.D. - 27/02/2009
crédit photo : JCB


Envoyer à un ami
Imprimer
Partager :
À lire également

:. La faune sauvage n'a plus de secret pour les Picards - 08/02/2012

:. Le campagnol empoisonne les relations avec les naturalistes - 28/04/2011

:. Les bandes enherbées limitent les adventices - 20/01/2011

:. Les chasseurs réclament des engagements concrets de l’Etat sur les jachères - 05/01/2010


Réagissez à cet article (0 commentaire)

Ajouter un commentaire

Votre pseudo
Votre email

Code sécurité à recopier


Votre commentaire doit se conformer à la législation en vigueur en France. Sont Interdits :
- l'incitation à la haine raciale et discrimination
- la négation des crimes contre l'humanité et l'apologie de crimes de guerre
- la diffamation, ce qui porte atteinte à l'honneur d'une personne
- l'incitation au piratage informatique Les modérateurs se réservent le droit de supprimer un commentaire si celui-ci est jugé agressif, grossier ou hors sujet.
- Toute allusion sexiste, homophobe ou raciste sera également effacée, tout comme les messages publicitaires.
BIODIVERSITE, AGRICULTURE BIOLOGIQUE, METHANISATION, AGROFORESTERIE, TRAME VERTE, ECOPHYTO
 
© Terre-ecos mai 2010 | Mentions légales | Plan du site