Des produits issus de la dégradation de l'atrazine, un herbicide aujourd'hui interdit, ont été décelés dans 40 % des urines de femmes enceintes étudiées par l'Inserm de Rennes, l'Institut national de la santé et de la recherche médical.
« Les urines ont été recueillies auprès de 579 femmes enceintes, représentatives des zones de population dans les départements du Finistère, d'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor, entre 2002 et 2006 », indique Gaël Durand, directrice déléguée à la recherche et au développement au laboratoire Idhesa Bretagne Océane et copilote de l'étude.
« Or, l'atrazine est interdite depuis septembre 2003. Les sources de contamination peuvent être multiples : eau, alimentation, voies respiratoires, contact direct, ou encore jardinage. Ce travail est à lier avec une précédente publication qui montrait la corrélation entre les traces d'atrazine, la diminution du poids du fœtus et la circonférence crânienne du bébé. »
Dans le détail : sur la population étudiée par l'Inserm, 2 % des échantillons présentaient des traces d'atrazine proprement dite, 4 % d'atrazine mercapturate et 8 % de simazine ou d'un métabolite de la simazine, tous utilisés comme herbicides.
Une prochaine étude va être publiée sur la présence dans les urines d'insecticides d'origine agricole et domestique.
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S. Ay - 08/03/2011
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Référence de l'étude : Urinary Biomarkers of Prenatal Atrazine Exposure and Adverse Birth Outcomes in the Pelagie Birth Cohort, Chevrier C, Limon G, Monfort C, Rouget F, Garlantézec R, Petit C, et al. 2011.. Environ Health Perspect :. doi:10.1289/ehp.1002775
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