Des porte-greffes transgéniques de vigne, qui faisaient l’objet d’un essai mené par l’Institut national de la recherche agronomique de Colmar, destinés à lutter contre la maladie du court-noué depuis, ont été détruit durant le week-end du 5 septembre. L’Inra déplore cette action. «Cette approche expérimentale préfigurait une alternative plus respectueuse de l’environnement que l’emploi des produits phytosanitaires très polluants utilisés pour enrayer la maladie du court-noué, mortelle pour la vigne et sans traitement réel, indique l’Institut. L’expérimentation avait fait l’objet d’une démarche participative des comités –local et national- de suivi associant chercheurs, vignerons, syndicats agricoles, enseignants, élus et associations. » Un dépôt de plainte est en cours.
Le court-noué : une maladie de la vigne sans traitement
Le court-noué est une maladie virale présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde où elle provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture. Le virus responsable est transmis au vignoble de cep à cep par un nématode (ver du sol) qui s'alimente au niveau des racines. Les méthodes de lutte actuelles font appel à des produits chimiques très polluants et inefficaces, cet essai avait pour objectif de chercher une alternative de lutte.
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