Les Jeunes Agriculteurs et la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) d'Ile-de-France se sont retrouvés le 3 février dernier, devant le ministère de l'Ecologie, pour dénoncer « la surenchère environnementale française ». En cause, un nouveau plan d'action national publié en décembre dernier, dans le cadre de la directive nitrate. Effectif à partir du 1er septembre 2012, il propose de réduire les 74 programmes départementaux existants en 20 programmes régionaux. « Un arrêté trop contraignant car il ne prend pas en compte les contextes pédoclimatiques locaux » explique Joseph Ménard, président de la Chambre d'Agriculture d'Ile-et-Vilaine.
A cela s'ajoute l'évolution de la directive : la délimitation des zones vulnérables sera révisée cette année, et le cahier des charges régional de la directive sera réévalué l'année prochaine. « Les préfets de région vont devoir gérer trois textes en deux campagnes » explique Sophie Agasse qui suit le dossier à l'APCA.
Des mesures plus contraignantes
Les règles se durcissent : la quantité d'azote rejetée par vache laitière, sur laquelle se fondent les calculs des éleveurs, a été revue à la hausse. Il en est de même pour les durées d'interdiction d'épandage d'engrais.
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