Avec 1 million d’hectares de jardins privés, chacun peut devenir un acteur de la biodiversité. Si l’Etat, les agriculteurs et les apiculteurs sont les premiers concernés, ils n’en sont pas pour autant les acteurs exclusifs. Pour compenser la diminution des jachères suite à l’évolution de la réglementation, il est indispensable de chercher de nouvelles pistes pour favoriser la biodiversité végétale.
Tout en renforçant son action sur les jachères apicoles, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles souhaite l’engagement de chacun pour plus de biodiversité. Le réseau Biodiversité pour les abeilles propose une liste de fleurs végétales mellifères, c'est-à-dire riches en pollen et en nectar : Reseda, Centaurée, Cameline, Coquelicot, Marguerite, Phacélie, Lotier, Sainfoin, Souci, Trèfles…
Toutes ces espèces alliant l’utile à l’agréable peuvent être cultivées dans un jardin et même sur un balcon ou une jardinière. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières » estime Philippe Lecompte, président du Réseau. « Il faut avant tout promouvoir un état d’esprit favorisant la biodiversité. C’est une question de survie pour nos colonies d’abeilles, et donc pour la pollinisation qu’elles assurent, indispensable à la culture des fruits et légumes ».
Si peu pour être très utile !
Les expériences scientifiques menées sur le terrain par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles indiquent que même de petits espaces contribuent à une bonne alimentation des
butineuses. L’implantation des jachères apicoles montre qu’une modification de seulement 0,3% d’une zone de butinage des abeilles contribue pour 65 à 70% des grains de pollen récoltés. « Les espaces privatifs sont un enjeu majeur pour la biodiversité. On ne peut pasfaire l’économie de ce million d’hectares » conclut Philippe Lecompte.
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Les espaces privatifs sont un enjeu majeur pour la biodiversité.
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