Deux études récentes auxquelles a participé l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), montrent que l'agriculture française aura beaucoup de mal à diminuer fortement ses émissions de gaz à effet de serre (GES) sans mesures volontaristes. L'étude européenne CarboEurope arrive à la conclusion que les puits de carbone européens tels que les prairies et les forêts sont saturés. Ils captent déjà la totalité des GES émis par l'agriculture et ne sont pas en mesure de compenser une hausse de l'intensité de production. Diminution du puit forestier
Les travaux de Stéphane de Cara, directeur de recherche à l'Inra de Versailles-Grignon, révèlent quant à eux que le « puits forestier » va diminuer à l'horizon 2020 dans des proportions plus ou moins importantes selon le niveau d'exploitation du bois. « Il faudra aller chercher d'autres potentiels de réduction au-delà de la tendance naturelle en mettant en place des systèmes comme la taxation des émissions, des quotas de CO2 ou la rémunération des services », a souligné Stéphane de Cara.
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