L'industrie des engrais chiffre l'impact d'une réduction de 90 % des émissions de CO2
Dès 2013, date d'entrée en vigueur de la directive européenne sur le paquet énergie climat et de la mise en place d'un système d'échange du carbone, les industriels européens de la fertilisation pourraient être obligés d'acheter des quotas de CO2 pour pouvoir atteindre l'objectif qui leur a été fixé de réduire de 90% leurs émissions. Le coût de ces quotas, estimé à plus de 20% de la valeur ajoutée du secteur, fragiliserait cette industrie par rapport à la concurrence internationale. Telle est l'alerte lancée par l'Union des industries de la fertilisation (Unifa). « Ce sont plus de 15.000 emplois directs en France et plus de 70.000 en Europe qui sont menacés dans l'industrie de la fertilisation, sans compter l'affaiblissement de la filière agricole et agroalimentaire », chiffre l'Unifa. Ce qui risque d'accélérer les délocalisations par l'arrêt des installations européennes et de remplacer la production européenne par des importations à fort contenu carbone venant de pays tiers.
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