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Le frelon d’Asie, Vespa velutina, recensé sur un tiers du territoire

Découvert pour la première fois en France dans le Lot-et-Garonne, en novembre 2005, le frelon d’Asie Vespa velutina est désormais recensé de Nice à Montpellier, dans les Pyrénées, en Auvergne, dans le Limousin. Ce prédateur des abeilles, espèce invasive originaire d’Asie, est un fléau pour les apiculteurs. Toutefois, il peut aussi se retrouver en milieu urbain. En Gironde, en 2006, 2000 nids ont été recensés et 700 détruits par les pompiers d’octobre à décembre 2007. L’école d’apiculture de Bordeaux a d’ailleurs perdu tous ses ruchers en raison des attaques de ce prédateur.

 

 
Pour l’Union Nationale des apiculteurs de France : il y a urgence à prendre de vraies mesures pour contenir le développement de cet insecte indésirable. « Il faut éviter qu’il gagne tout le territoire », explique Henri Clément, président de l’Unaf. Aujourd’hui un tiers du territoire est déjà concerné. »

L’Unaf demande aux ministères de l’Agriculture ou de l’écologie de se saisir de ce dossier, d’installer une cellule de crise, de financer les programmes de recherche élaborés par le CNRS et le Muséum d’histoire naturelle.  

 

Ne pas faire n’importe quoi pour lutter contre le frelon d’Asie

C’est surtout à la chute des feuilles des arbres que se repèrent les nids de frelon, perchés en hauteur dans les branches. Leur taille peut dépasser les 60 cm de diamètre. Claire Villemant, du Museum d’histoire naturelle étudie ce prédateur carnivore et charognard depuis sa découverte en 2005 : «  Contrairement à sa région naturelle, il n’a pas de concurrents à part le frelon d’Europe. Ce dernier ne s’attaque d’ailleurs pas aux abeilles. Le Frelon d’Asie peut donc facilement se développer. Les ouvrières, en nombre impressionnant pendant l’été, ne seront agressives que si l’intégrité du nid est mise en péril. « Ce frelon n’est pas plus dangereux pour l’homme que l’espèce endémique. Les individus sont par contre plus gros et plus nombreux par nids. » Pour s’en débarrasser, il ne faut pas faire n’importe quoi. D’abord ne pas taper l’arbre, ou créer la moindre vibration qui serait perçue dans le nid au risque de provoquer un affolement des ouvrières, très difficilement maîtrisable.

Par ailleurs, Claire Villemant met en garde contre les initiatives de destructions.

Si le nid est détruit par un traitement chimique, il doit ensuite être brûlé.
Des règles sont à  respecter pour ne pas détruire d’autres animaux et porter atteinte à la biodiversité : « Les insecticides sont aujourd’hui un des moyens radical pour tuer le nid. Toutefois, il faut ensuite le brûler, car en laissant dans la nature des nids avec des larves d’insectes imprégnées de produits, les oiseaux peuvent être atteints. Autre méthode de lutte : le piégeage avec de la bière. « Certains apiculteurs pour préserver les ruchers font de véritables corridors de protection autour des zones de butinage. Mais en étendant  de la sorte l’aire de piégeage, ils attrapent d’autres insectes. Et attention à l’usage de viandes empoisonnées, le frelon, contaminé, peut être mangé par d’autres animaux qui a leur tour peuvent être empoisonnés. »

Aussi le chercheur demande que soit très rapidement mis en place un protocole de lutte par les pouvoirs publics.

 

 

A.D., Campagnes et Environnement - 29/01/2008


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Réagissez à cet article (1 commentaire)
Bonjour,

j'ai vue un nid de frelons en haut d'un arbre qui borde le sentier qui longe la rocade autour du lac de Bordeaux entre le pont de la rocade et la station essence( direction Paris).
Nous sommes nombreux à utiliser ce sentier public et à la lecture de vos articles et du décés d'un homme l'année derniére dans les environs suite à une piqure il me semblait important de vous informer.

Merci de faire suivre aux autorités compétentes si vous le jugez nécessaire.
pisou - 29/02/2012

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