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Le prix des terres agricoles s'accroît

Le prix d'un hectare de terre ou de pré libre a augmenté de 6% en 2011, s'établissant à 5 430 euros en moyenne, selon la Fédération nationale des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (FNsafer) qui a publié le 30 mai son bilan annuel du marché foncier rural. Les terres vendues louées étaient cotées 30 % moins chères, à 3 830 euros par hectare. La FNsafer s'inquiète toutefois de l'opacité du marché et « du développement d'une agriculture de capitaux au détriment d'une agriculture familiale ». En cause notamment, selon la fédération, « le développement des formes sociétaires des exploitations dans les secteurs les plus rentables » risquant selon elle de favoriser la concentration et la prise de contrôle par des investisseurs non agricoles. Un mouvement qui s'accompagne d'un manque de transparence sur les reprises des parts de société, déplore en outre la FNsafer. « «Des holdings apparaissent avec des participations dans plusieurs structures agricoles dont certaines n'ont pas de chef d'exploitation », peut-on lire dans le rapport annuel de la FNsafer.

 


 

J.P. - 07/06/2012

Les moyennes de prix relevés par la FNSafer masquent des disparités géographiques et sectorielles. Dans le sud de la France, avec la rareté des terres agricoles, on atteint des sommets  avec par exemple 26  780 euros l'hectare en Corse du Sud . Par secteur d'activités, les terres céréalières sont plus chères (6 000 euros l'hectare) largement devant les zones d'élevage (4 150 euros). Plusieurs raisons expliquent ce regain d'intérêt pour les terres agricoles  et la forêt, explique-t-on à la FNsafer. Tout d'abord, en période de crise, les deux sont considérées comme des valeurs refuges. Autre élément  : le rétrécissement du marché des terres dites libres, par opposition aux terres louées par un exploitant. Dernière explication, le contexte international avec des besoins croissants de produits agricoles sur la planète pour nourrir de plus en plus de bouches.



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