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Les émissions de GES agricoles difficiles à cerner

Selon une étude de l'équipe « Energie Positive » de la Ferme expérimentale de Grignon (78), les émissions de gaz à effet de serre, GES, de l'activité agricole ne sont pas évidentes à cerner. L'un des gaz les plus nocifs du secteur est le protoxyde d'azote, N2O, principalement émis par le sol à la suite d'apports azotés. Or les émissions de N20  sont sensibles au type de sol et au climat, des facteurs peu ou pas maîtrisables et éminemment variables. Il en résulte des niveaux d'incertitude très élevés concernant les conséquences de la production végétale sur l'effet de serre.
Des mécanismes de régulation devraient normalement voir le jour pour répondre aux objectifs chiffrés avancés à Copenhague en matière de réduction des émissions de GES. Le secteur agricole, qui contribue à hauteur de 20 % aux émissions nationales sera vraisemblablement appelé à intégrer ce genre de mécanismes. Mais les résultats de l’équipe de Grignon semblent indiquer qu’il sera difficile d’appliquer, par exemple, une taxe sur les émissions de l'ensemble des GES agricoles.
M. D. - 13/01/2010


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Pourquoi vouloir appliquer une taxe sur les émissions de GES ? Si l'on part du constat que l'apport azoté est déclencheur de ces émissions, n'est-il pas plus logique de s'interroger sur la pertinence de ces apports ? En effet, si l'Agriculture a pour mission de nourrir les hommes, c'est bien pour qu'ils vivent. C'est donc la pérénisation de la vie qui prime et non pas la production en elle-même. Moins d'apport azoté signifie perte de rentabilité ? Et alors ? N'est-on pas capable de soutenir le secteur bancaire ? Ne pouvons-nous pas simplement adopter des pratiques plus naturelles, respectueuses du sol et de la vie en générale ? Bien-sûr que si ! Nous en avaons la connaissance et les compétences (certes à développer). Il s'agit uniquement d'un choix politique (au sens noble - choix de vie). Alors, franchement, les taxes... Personnellement, je pense qu'un agriculteur qui continue aujourd'hui à massacrer les sols par l'apport de produits ésotériques (car on est parfois plus proche de la sorcellerie que de l'agronomie) est devrait avoir des problèmes avec sa conscience et qu'une taxe n'y changera rien.
CitoyenLambda - 08/07/2010

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