En Provence-Alpes-Côte-d'Azur, certains maraîchers bio se tournent vers des circuits de commercialisation mixtes, qui combinent circuits longs et courts. C'est l'une des conclusions d'une étude réalisée par l'Inra d'Avignon sur le lien, entre les modes de production en agriculture biologique et les choix en termes de commercialisation des produits.
Différentes stratégies
Des entretiens auprès de 18 maraîchers ont permis de relever différentes stratégies parmi ceux qui optent pour une commercialisation mixte. Certains vendent en circuits longs l'hiver et en circuits courts le reste de l'année « pour occuper la main d'œuvre permanente ». D'autres sont en lien avec un structure commerciale unique pour les légumes mais diversifient par ailleurs leurs productions et ainsi leurs débouchés. D'autres encore s'assurent d'un débouché stable en contractualisant mais trouvent des débouchés secondaires dans les filières qualité.
Les circuits courts en plein essor
Cette étude montre aussi que le durcissement des exigences de qualité des grandes et moyennes surfaces (le GMS) et de l'export ainsi que le rapprochement des prix des produits bio des prix conventionnels sont les raisons qui poussent les exploitants à se tourner vers les circuits courts. La voie combinant circuits longs et courts « constitue donc une alternative intéressante pour améliorer la rentabilité économique et le développement de différents modes de culture en agriculture biologique », conclut l'étude.