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Paintball et confusion sexuelle contre la chenille processionnaire
Concilier paintball et lutte contre la chenille processionnaire du pin : l'idée est expérimentée dans les Bouches-du-Rhône. Le principe, porté par le très sérieux Institut national pour la recherche agronomique (Inra), consiste à remplacer la peinture par un produit à base de molécules odorantes, appelées phéromones.

Les billes, tirées sur le tronc du pin, libèrent des phéromones qui perturbent les papillons mâles. Incapables de reconnaître les femelles et de s'accoupler, ils meurent d'épuisement ou s'éloignent pour trouver une partenaire ailleurs. Libérée sous forme de « nuage », la matière utilisée est biodégradable par l'action du soleil. Cette expérimentation, déployée dans le cadre du Plan Ecophyto, pourrait aboutir à la validation de ce système de lutte pour 2017.

Problème de santé publique
La chenille processionnaire est une espèce invasive qui profite du changement climatique pour s'installer sur un territoire qui s'étend de 4 km supplémentaires vers le nord chaque année, selon l'Inra. Elle représente un problème de santé publique : ses poils, urticants pour l'homme comme pour les animaux, provoquent des démangeaisons importantes. Susceptibles d'être disséminés par le vent, ils peuvent dans les cas extrêmes provoquer la mort, s'ils se déposent sur les muqueuses respiratoires. Les nids de cette chenille sont également problématiques pour la croissance des pins.

E.P. - 16/12/2015

Le biocontrôle et la biodiversité, armes contre la chenille processionnaire
L'Inra travaille également sur une solution de biocontrôle utilisée depuis 50 ans : le Bacillus thuringiensis, un microorganisme qui tue les chenilles de lépidoptères, et généralement répandu grâce à des canons atomiseurs. La chenille processionnaire étant la seule larve de papillon se développant en hiver sur les résineux, cette pratique a un impact limité sur les autres insectes qui sont en général en phase d'hivernation. L'une des autres méthodes consiste à poser des nichoirs à mésanges. Cet oiseau peut en une seule journée dévorer une quarantaine de chenilles. Cette piste est actuellement à l'étude dans quatre sites expérimentaux de l'Inra.
 



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