L'agriculture et l'environnement en bonne intelligence : actualités, initiatives et analyses

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Plantes invasives : peut-être pas si mauvaises…

Depuis deux ou trois ans, plusieurs disciplines scientifiques ouvrent un regard plus neutre sur les plantes dites envahissantes, invasives et souvent qualifiées de « mauvaises » à l'égard de la nature. Jacques Tassin, chercheur écologue au Cirad, invite à nuancer notre regard sur ces espèces et à étudier leurs effets positifs dans nos écosystèmes. Il parle même de les sortir « de cette perception négative et exclusive, en réalité davantage inspirée par une idée ancestrale de la conservation que par l'écologie scientifique ». Car l'idéal de « nature sauvage » (versus nature maîtrisée) des anglo-saxons n'est pas partagé par tous et bien des peuples valorisent indifféremment espèces indigènes et invasives. Pour les aborigènes d'Australie, une espèce invasive est méritante car elle est parvenue à se multiplier dans des milieux souvent difficiles. Et elle a son utilité. « Il faut prendre en compte les réseaux d'interaction qui se lient et délient entre toutes les espèces, et regarder les conséquences positives », précise le scientifique.
Pour en finir encore avec les modes établis de représentation de la nature, Jacques Tassin raconte qu'une partie de notre flore et de notre faune « sauvage », du coquelicot au lapin de garenne, sont des espèces anciennement introduites devenues invasives, et font désormais partie intégrante de notre environnement.
 

G.G. - 11/04/2012

Indicateur

Envoyer à un ami
Imprimer
Partager :
À lire également

:. 25e anniversaire d'Objectif nature - 21/05/2013

:. Agir pour la préservation des chauves-souris - 16/05/2013

:. Agenda, Fête de la Nature, 22-26 mai, toute la France - 02/05/2013

:. Salon de l'Agriculture : ferme grandeur nature et semences - 15/01/2013


Réagissez à cet article (1 commentaire)
Oui mais les plantes invasives dont l'article parle ont mis un long moment pour voyager. AUjourd'hui le problème des plantes invasives tient au fait que leurs trajets s'accélèrent et donc que les plantes locales n'ont pas le temps de réagir. Leur disparition en est d'autant plus rapide...
elo23 - 12/04/2012

Ajouter un commentaire

Votre pseudo
Votre email

Code sécurité à recopier


Votre commentaire doit se conformer à la législation en vigueur en France. Sont Interdits :
- l'incitation à la haine raciale et discrimination
- la négation des crimes contre l'humanité et l'apologie de crimes de guerre
- la diffamation, ce qui porte atteinte à l'honneur d'une personne
- l'incitation au piratage informatique Les modérateurs se réservent le droit de supprimer un commentaire si celui-ci est jugé agressif, grossier ou hors sujet.
- Toute allusion sexiste, homophobe ou raciste sera également effacée, tout comme les messages publicitaires.
BIODIVERSITE, AGRICULTURE BIOLOGIQUE, METHANISATION, AGROFORESTERIE, TRAME VERTE, ECOPHYTO
 
© Terre-ecos mai 2010 | Mentions légales | Plan du site