Le Centre d'études et de prospective du ministère de l'Agriculture a publié le 24 octobre un rapport basé sur le recensement agricole de 2010, chiffrant à près de 18 600 le nombre d'exploitations dont le mode de production pourrait s'orienter vers la bio d'ici 2015, pour une surface supplémentaire d'environ 745 000 ha.
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D'après le recensement agricole, les surfaces cultivées en bio pourraient atteindre 5,5% de la SAU française. |
Cela représenterait un doublement en cinq ans des surfaces bio, qui avoisineraient alors 1,5 million d'hectares sur le territoire, soit 5,5 % de la SAU française, et plus de 7 % des exploitations agricoles françaises. A en croire les réponses des agriculteurs au recensement, le bio monterait en puissance dans le Sud et l'Est de la France tout en maintenant l'avance de Rhône-Alpes, Aquitaine, Midi-Pyrénées ou Languedoc-Roussillon.
Portrait robot de l'agriculteur conventionnel tenté par le bio
Un certain profil se dégage de ces 18 600 exploitants. Un agriculteur conventionnel souhaitant se convertir dans les 5 ans est en moyenne plus jeune de quatre à cinq ans que celui qui ne fait pas ce projet. Son niveau de formation, qu'elle soit agricole ou générale, est plus élevé. La diversification des activités à la ferme (transformation, sylviculture, tourisme…) est un point commun à 20% de ces candidats à la bio, tandis que la vente en circuit court en rassemble 36%. « Un profil très proche des exploitants déjà en bio », note le rapport.
Bio/conventionnel : les autres dynamiques
En marge des intentions de conversion, d'autres dynamiques peuvent impacter le nombre d'exploitations en agriculture biologique, notamment les déconversions, ou les installations directement en bio. Ainsi, en 5 ans, 1 à 5 % des exploitations biologiques ont cessé de produire sous certification chaque année. À l'inverse, des exploitations peuvent faire l'objet d'une conversion à l'occasion de l'installation d'un jeune agriculteur. Pour les auteurs de l'étude, ces dynamiques d'entrée et de sortie restent mineures.
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