La filière des huiles et protéines végétales s'inscrit dans une démarche de préservation de la biodiversité, des parcelles des agriculteurs jusqu'au site de fabrication d'huile. Panorama des actions mises en place par Proléa.
Elizabeth Jaskulké, Directrice Développement Durable de Sofiproteol
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Elizabeth Jaskulké, Directrice Développement Durable de Sofiproteol
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« La filière des huiles et protéines végétales fournit de la biodiversité : le colza et le tournesol sont des plantes mellifères qui attirent les pollinisateurs et les agriculteurs laissent sur le sol des parties ligneuses de colza qui vont nourrir les vers de terre ou les oiseaux. Ces cultures rendent donc des services écologiques à la planète.
De manière plus volontariste, le Cetiom, l'organisme technique de recherche et de développement sur les productions oléagineuses, réalise actuellement un état des lieux de la biodiversité dans les parcelles. La filière huile de table vient de démarrer une étude pour implanter des bordures mellifères : il s'agit d'entourer les champs avec des plantes attirant les abeilles et constituant un lieu de biodiversité. Sur les sites industriels, nous avons aussi des projets liés à la biodiversité comme l'introduction de buses pour éloigner les pigeons à Compiègne, l'installation de ruches sur un terrain vague à côté d'une usine de Lesieur, ou encore la plantation de pommiers sur le site de production de biocarburants de Grand-Couronne.
Ces services rendus à la nature et à la société sont un juste retour des choses puisque notre filière, qui se fonde sur l'utilisation des semences, ne pourrait pas vivre sans biodiversité. »
Christophe Sausse, chargé d'études au Centre technique des oléagineux, le Cetiom
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Christophe Sausse, chargé d'études au Centre technique des oléagineux, le Cetiom
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« Nous réalisons un diagnostic d'impact de la culture des oléagineux sur la biodiversité en lien avec le projet FarmBird, piloté par l'Institut national de la recherche agronomique et le Museum national d'histoire naturelle. Dans ce cadre, nous utilisons la base de données Stoc : le Suivi temporel des oiseaux communs. Elle permet de calculer des indicateurs de richesse en termes d'espèces et d'abondance sur une zone précise. Ces indicateurs peuvent être couplés avec des indicateurs agricoles. Nous travaillons à l'échelle des petites régions agricoles, sur l'ensemble de la France. Pour l'heure, nous étudions principalement l'utilisation du territoire et en particulier la présence d'oléagineux. A plus long terme, nous souhaitons pouvoir déterminer l'influence des pratiques agricoles sur la biodiversité.
A côté de ce projet qui vient de démarrer, nous travaillons avec d'autres partenaires sur l'impact des grandes cultures sur les abeilles, ainsi que sur les insectes auxiliaires. »
Jean-Marc Buteux, responsable des partenariats et du développement durable chez Lesieur
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Jean-Marc Buteux, responsable du développement durable chez Lesieur.
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« La biodiversité chez Lesieur s'inscrit dans le cadre de notre démarche développement durable. Nous avons d'abord débuté nos actions par de la sensibilisation auprès des cadres de l'entreprise. Ensuite, concrètement, sur les produits eux-mêmes, Lesieur commercialise des huiles ne contenant pas d'huile de palme. Les productions de graines respectent un cahier des charges qui intègre des préconisations relatives à la biodiversité : variétés de graines peu sensibles au phoma afin d'éviter le recours au fongicides ; application des avertissements émis par le Cetiom ou l'organisme stockeur pour raisonner la protection de la culture et éviter les traitements inutiles.
Certains sites industriels de Lesieur se sont rapprochés d'acteurs locaux pour connaître les bonnes pratiques déjà mises en place et proposer des projets pour 2010 : gestion des espaces verts, étude de la biodiversité d'un site de production, exploitation d'une ruche sur un autre site. »