Terrains agricoles, prairies, forêts, vergers ou encore milieux aquatiques continentaux sont façonnés par l'Homme. C'est à toutes ces thématiques qu'à tenté de répondre le programme « Ecologie pour la gestion des écosystèmes et de leurs ressources », baptisé Ecoger, dont le bilan a été présenté par Marion Guillou, le 25 mars.
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| Marion Guillou |
Lancé en 2005 par l'Inra, avec le soutien de l'Ademe, Ecoger s'est traduit par neuf projets appuyés par un soutien de 3,7 M€ hors salaire et qui ont rassemblé plusieurs centaines de chercheurs. Des résultats ont été obtenus sur l'importance du paysage dans le fonctionnement des agro-écosystèmes, l'impact des pratiques agricoles et sylvicoles sur la biodiversité, la régulation des populations de ravageurs et de pollinisateurs. Pour la présidente de l'Institut, l'apport du programme Ecoger est aussi symbolique : il a contribué au rapprochement de deux sciences qui se sont longtemps tournées le dos : l'agronomie et l'écologie. Marion Guillou souhaite d'ailleurs le lancement d'une action structurée autour du CNRS et de l'Inra pour «développer une ingénierie agro-écologique capable de répondre aux nouveaux défis pour l'agriculture et la forêt à haute valeur environnementale». Ce nouveau programme de recherche disposerait d'un budget de 2 millions d'euros financé à parité par chacun des deux organismes.