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Réchauffement climatique : des politiques trop peu ambitieuses
Après avoir effectué une analyse des politiques françaises agricoles, alimentaires et climatiques, l'association Réseau action climat fait le constat d'un manque d'ambition. Les politiques publiques actuelles, notamment alimentaires, ne permettraient pas d'atteindre les objectifs de la France en termes d'émission de gaz à effet de serre.

Cyrielle Denhartigh, responsable agriculture/climat
pour le Rac

Cyrielle Denhartigh, responsable des politiques agriculture-climat pour Réseau action climat (Rac), a fait un constat sans appel lors d'une conférence de presse, le 28 mars à Paris : le manque d'ambition des politiques publiques actuelles. Le rapport que publie l'association met l'accent sur le manque de préoccupations environnementales et climatiques dans les politiques alimentaires.
À l'échelle européenne, Cyrielle Denhartigh constate le « verdissement » de la Politique agricole commune, c'est-à-dire le fait qu'elle favorise une agriculture plus soucieuse de l'environnement. Une tendance toutefois trop « trop timide » : « On n'est pas allé assez loin. Voila pourquoi certains parlent de "climate washing". Mais il faut quand même saluer l'initiative. »

Une quinzaine de recommandations pour s'améliorer.
Pour aller plus loin que le simple constat, le Rac propose 15 recommandations, parmi lesquelles un inventaire annuel des émissions de gaz à effet de serre, le soutien à une agriculture régionale cohérente (bio, circuits courts…) ou une meilleure intégration du réchauffement climatique dans les politiques alimentaires.

Certains experts se disent favorables à ces propositions. « Le changement alimentaire n'est pas seulement un levier, c'est un passage obligé pour atteindre l'objectif de division des émissions de gaz à effet de serre par deux », explique Madeleine Charru, directrice de Solagro*. Cependant, elle précise que « les circuits courts ne vont pas changer le climat. Les repas avec moins de viande à la cantine, oui. »

D'autres personnalités apportent leur contribution : Laure Ducos, chargée de campagne GreenPeace, met en garde : « Qui dit local ne veut pas dire bon. Il ne faut pas trop privilégier la proximité au détriment de la qualité. »

Les 15 mesures et les conclusions du rapport sont disponibles sur le site internet de Rac .

*Solagro est une entreprise française de conseils et d'ingénierie agro-écologique.

 

V.D. - 30/03/2017

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Réagissez à cet article (1 commentaire)
Je suis d'accord avec vos principes mais manger plus végétarien pour mois de vache!... j'habite au Québec beaucoup de bois et d'animaux comme l'orignal ils produises eux aussi des matières fécal , qui dommage la couche ozone!... on fait quoi?...
pop - 06/04/2017

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