L'agriculture et l'environnement en bonne intelligence : actualités, initiatives et analyses

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Colline Serreau nous invite à réinvestir les campagnes !

L'homme de demain sera paysan ! Plus qu'un film à charge contre l'agriculture conventionnelle, le film de Coline Serreau, « Solutions locales pour un désordre global », sorti en salle le 7 avril, est avant tout un plaidoyer pour un retour à la terre, tant sur le plan agronomique que physique et spirituel. Pour les professionnels, il s'agit de
retrouver les systèmes mixtes, agro-sylvo-pastoraux, pour tirer partie et profit des déchets de chaque activité, notamment pour nourrir le sol. Pour la société civile, la réalisatrice propose de réinvestir les campagnes : rapprocher urbanité et ruralité pour retrouver le lien avec son alimentation. Un retour à la terre qui apporte des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques, pour le producteur comme le consommateur. Coline Serreau signe donc ici un documentaire qui légitime l'agriculture comme pivot d'une société durable : une simplicité évidente qu'il est malheureusement nécessaire de rappeler en ces temps d'hyperconsommation où l'objet technologique est roi. Pour cela, Coline Serreau doit être remerciée.

Des erreurs dérangeantes
Mais comme tout plaidoyer, les digressions ralentissent la démonstration : ici un Claude Bourguignon trop présent et revanchard, là un Dominique Guillet drapé en justicier ; tout cela traité par une féministe qui ne montre aucune dentelle sur le parallèle entre terre et mère nourricière. Dommage. Mais le plus dérangeant reste les erreurs factuelles. De la confusion entre agronomie et agro-alimentaire, voire agrochimie, aux mensonges sur le financement de l'Inra, en passant par les amalgames sur le catalogue CTPS ainsi que sur le rôle du GNIS (qui a poussé celui-ci à rédiger un contre communiqué), le film de Coline Serreau flirte avec les contre-vérités. Des erreurs dérangeantes sur un sujet aussi sensible et pour un film qui se veut « optimiste et résolument tourné vers l'avant », comme l'explique la réalisatrice. Des bourdes impardonnables qui laissent le spectateur averti interrogatif sur la préparation globale de ces solutions locales.
Rémi Poliveau - 13/04/2010


Envoyer à un ami
Imprimer
Partager :
À lire également

:. Le frelon asiatique pourrait être classé comme organisme nuisible - 03/01/2012

:. Les sols français livrent leurs secrets - 22/11/2011

:. Redécouvrir le vin préhistorique - 09/11/2011

:. Des frites issues d'OGM pourraient être produites en Europe - 08/11/2011


Réagissez à cet article (0 commentaire)

Ajouter un commentaire

Votre pseudo
Votre email

Code sécurité à recopier


Votre commentaire doit se conformer à la législation en vigueur en France. Sont Interdits :
- l'incitation à la haine raciale et discrimination
- la négation des crimes contre l'humanité et l'apologie de crimes de guerre
- la diffamation, ce qui porte atteinte à l'honneur d'une personne
- l'incitation au piratage informatique Les modérateurs se réservent le droit de supprimer un commentaire si celui-ci est jugé agressif, grossier ou hors sujet.
- Toute allusion sexiste, homophobe ou raciste sera également effacée, tout comme les messages publicitaires.
BIODIVERSITE, AGRICULTURE BIOLOGIQUE, METHANISATION, AGROFORESTERIE, TRAME VERTE, ECOPHYTO
 
© Terre-ecos mai 2010 | Mentions légales | Plan du site