Ces nouvelles mentions dont l’objectif premier est d’aider le consommateur à acheter plus « vert » ne risquent-elles pas, au final, de le noyer dans une masse d’informations ? « C’est ce que nous souhaitons éviter à tout prix, explique Estelle Panier, chef de projet environnement à l’Ania (Association nationale des industries alimentaires). Pour que cette information soit
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"Pour être pertinent, l'affichage environnemental devra être clair, fiable, simple et compréhensible par tous", explique Estelle Panier, de l'Ania. (Photo : D.R.)
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pertinente, il faut qu’elle soit claire, fiable, compréhensible par tous et assez simple pour que tous les industriels, même les PME, puissent la mettre en place. Attention, qui dit simple ne veut pas dire simpliste ! Trouver le juste équilibre, un sacré challenge. »
Des essais déjà lancés
Certaines enseignes comme Casino et Leclerc, souhaitaient prendre de l’avance en proposant des méthodes tests. « Notre volonté est de mettre en place un système harmonisé en profitant des expériences des uns et des autres, poursuit-elle. Pour distinguer le “faisable” de l’“ingérable”, nous avons mis en place avec la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution) un test, cofinancé par l’Ademe, sur près de 300 produits – 150 alimentaires, 150 non alimen¬taires » (cf. encadré). Et à en croire les différentes personnes interrogées, le chemin à parcourir est encore long pour que tout soit calé.
Certains produits sont déjà bien avancés
Enfin, pas pour tous les groupes de travail. Car certains sont déjà prêts, à l’image du groupe de travail sur les chaussures : celui-ci a validé son référentiel sectoriel le 2 juillet. « Ceux des shampoings, des lessives, des sacs à dos, des produits d’ameublement et des vêtements pourraient suivre prochainement, précise Édouard Fourdrin, de l'Ademe. Pour le groupe de travail 1, la diversité des produits alimentaires et la multiplicité des filières concernées engendrent de nombreuses discussions, intéressantes et pertinentes, mais qui rendent dès lors les avancées plus lentes. »
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L'information environnementale doit être simple pour que tous les industriels puissent la mettre en place. (Photo : M.-N. C.)
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Un premier test sur 300 produits
L’Ania (Association nationale des industries alimentaires) et la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution), avec le soutien de l’Ademe ont passé au crible pendant un an 300 produits (150 alimentaires et 150 non alimentaires) pour évaluer leurs impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie. Dix distributeurs et 120 industriels ont participé à l’opération en tentant, pour chaque produit, de fournir des données en termes d’émission de gaz à effet de serre, d’impact sur la pollution et la consommation d’eau, sur la biodiversité… Résultat : 232 des 300 produits ont fait l’objet d’une évaluation au moins partielle.
Résultats
- Pour les émissions de GES, des informations ont pu être fournies pour 90 % des produits.
- Pour l’eau, l’acquisition de données liées à l’eutrophisation n’a été possible que dans 40 % des cas.
- Concernant la biodiversité, aucune information n’a pu être recueillie.
- Ce test montre combien il est complexe de collecter des valeurs – pour certains indicateurs mais aussi pour certaines étapes du cycle de vie du produit – et souligne le manque de bases de données pour les exploiter.