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Un usage sécurisé des pesticides vis-à-vis de l’environnement
Appliqués sur les cultures pour les protéger des agressions des ravageurs et des maladies, les pesticides entrent en contact avec l’environnement. Outre leur activité agronomique, leur impact sur l’environnement est donc pris en compte dans leur évaluation. Le respect des bonnes pratiques agricoles doit aussi sécuriser l’usage des pesticides. Point de vue de l’UIPP, qui vient d’éditer une brochure sur « les produits phytopharmaceutiques et l’environnement »

Avant de pouvoir utiliser un pesticide, les chercheurs étudient en laboratoire et au champ le comportement de la substance active vis-à-vis de l’environnement. Ils évaluent son impact potentiel sur l’eau, l’air, le sol, mais aussi sur la flore et la faune : c’est l’écotoxicologie. Par exemple, les recherches sur la préservation de la qualité de l’eau portent sur de nombreux organismes aquatiques comme les algues, les daphnies, ainsi que sur les poissons, mais également sur les mécanismes de dégradation dans l’eau. Aujourd’hui, seules les molécules qui se dégradent suffisamment rapidement dans l’environnement, notamment dans le sol, peuvent être autorisées. Quant à l’impact du produit sur la biodiversité, outre les tests avant la commercialisation, un suivi de l’utilisation du produit phytopharmaceutique après la vente est mis en place au travers d’un système de veilles et d’alertes.


10 ans et 200 millions d’euros

Ainsi, il faut 10 ans d’études et 200 millions d’euros d’investissement pour qu’une molécule puisse être commercialisée. En moyenne, seule une molécule sur près de 150 000 synthétisées réussit les tests des industriels et pourra prétendre à être commercialisée. Mais avant cela, elle sera de nouveau évaluée, sur le plan environnemental et de la santé, par des organismes indépendants au niveau communautaire et national.
Mais c’est grâce au travail concerté avec les acteurs de la filière que l’environnement a pris une place non négligeable dans l’agriculture. Les efforts de chacun sont nécessaires. Les outils d’aide à la décision mis à la disposition des agriculteurs doivent permettre de traiter à bon escient, en appliquant la bonne dose au bon moment. Ils évitent ainsi les « traitements systématiques » inutiles. L’agronomie et le raisonnement des pratiques doivent aussi leur permettre de limiter le recours aux produits chimiques. Ces démarches s’accompagnent d’efforts en termes d’aménagement de l’espace cultivé : bandes enherbées, jachères fleuries, restauration de haies,… Lesquels réduisent significativement les impacts sur l’environnement de l’application des produits phytopharmaceutiques.


Les bonnes pratiques nécessaires pour l’environnement

L’expérience conduite sur le bassin versant de la Fontaine du Theil, en Bretagne, montre que lorsque chaque intervenant respecte les recommandations et les bonnes pratiques, la qualité de l’eau s’améliore considérablement. L’enjeu est de généraliser ce type d’action et développer les « bonnes pratiques ».
Sans oublier le recyclage des déchets et des emballages. Depuis juillet 2001, à l’initiative de l’UIPP, la société Adivalor (Agriculteurs, distributeurs, industriels pour la valorisation des déchets agricoles) organise, en partenariat avec les autorités, la collecte et la destruction des emballages vides et des reliquats de produits phytopharmaceutiques obsolètes. Pour un respect de l’environnement jusqu’au bout.
UIPP - 13/08/2009

La brochure « Les produits phytopharmaceutiques et l’environnement » est consultable sur le site http://www.uipp.org/



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