Vallée du Doubs et de la Bresse, le parc de la discorde
Soucieux de protéger les écosystèmes français, le Grenelle de l'environnement a acté la nécessité de créer trois nouveaux parcs nationaux. L'éventualité d'un parc naturel national dans la basse vallée du Doubs et de la Bresse est loin de faire l'unanimité.
Afin de protéger les zones humides, un projet de parc naturel de la Vallée du Doubs et de la Bresse est à l'étude. Quelque 10 000 ha sont concernés, répartis sur trois départements (Doubs, Jura et Saône-et-Loire), gelés de toute activité (chasse, pêche, agriculture, loisirs…). La phase de consultation locale vient de démarrer. Et les tensions sont vives entre acteurs économiques et protecteurs de la nature. Trois ans seront nécessaires (comprenant les consultations locale et nationale, l'élaboration du décret) avant que puisse être créé officiellement ce parc national et que soit publiée sa charte de gestion.
La profession agricole regrette que ce projet de parc national de zone humide en basse vallée du Doubs et de la Bresse ait été présenté à la population sans concertation préalable et que le dossier apparaisse comme déjà bouclé. La crainte porte aussi sur le fait que les contraintes réglementaires rendent plus complexes le développement du territoire et conduisent à un véritable sanctuaire où le développement serait bloqué.
Les élus sont aussi divisés. Ainsi, Alain Gillet, conseiller général de Saône-et-Loire regrette le manque de concertation et exprime un avis défavorable sur ce parc du fait qu'il existe déjà des zones protégées sur le secteur. En revanche, Danielle Brulebois, conseillère générale du Jura, se positionne favorablement par rapport à ce projet, le considérant comme « un atout prestigieux » permettant une « belle reconnaissance de la haute valeur de ce patrimoine naturel ». Elle poursuit : « On ne peut pas à la fois regretter la désertification de nos campagnes, la déprise agricole et refuser une telle opportunité. Un parc peut être justement un instrument privilégié d'aménagement des territoires pour que ceux-ci soient et restent des territoires de vie. »
Atout à saisir ou contraintes trop importantes à supporter ? Les concertations permettront peut-être de trouver un terrain d'entente et d'envisager la faisabilité d'un tel projet.
D. R. - 14/12/2010
De nouveaux parcs naturels régionaux décidés par le Grenelle de l'Environnement
Actuellement, 9 parcs nationaux protègent les écosystèmes français. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le gouvernent s'est engagé à protéger, sous dix ans, 2 % du territoire terrestre métropolitain. Ainsi, trois nouveaux parcs nationaux spécifiques à des écosystèmes à protéger devraient être créés. Un parc national à la fois terrestre et marin au bord de la Méditerranée, sur la côte Vermeille, aux abords des calanques de Marseille et de Cassis, devrait voir le jour début 2011, à l'issue d'une enquête publique qui est en cours. Un autre parc national, de feuillus celui-ci, devrait être créé en 2012, en plaine, sur une superficie de 10 000 hectares, à cheval sur la Haute-Marne et la Côte-d'Or, et baptisé "Entre Champagne et Bourgogne". Enfin, un troisième parc national, spécifique de l'écosystème des zones humides est programmé. Pour ce parc, trois sites possibles sont en lice : la zone du Brouage en Charente-Maritime, la zone du Val d'Allier Nord et le site de la basse vallée du Doubs et de la Bresse. Le choix définitif du site est prévu pour 2011.
Ne laissons pas passer cette chance pour notre région. Il est regrettable de constater le manque d'information sur ce projet. Trop peu de personnes en ont entendu parler.
Quasiment seule la population agricole a eu connaissance du projet de création d'un parc naturel nationale en zone humide. Sans mettre tout le monde dans le même panier, on peut tout de même supposer que les exploitants agricole du site retenu ( plaine de chaussin) ne voient pas d'un bon oeil ce projet. Les contraintes environnementales ne vont pas dans le sens de plus de productivité (rendement) comme la profession agricole le prévoit pour les années avenirs.
D'autres voix devraient pouvoir être entendues...
La presse et les radios locales doivent prendre le relais pour diffuser au plus grand nombre cette information, ouvrir le dialogue et créer un véritable débat.
Cordialement
bouba - 06/01/2011
Je ne vois pas pourquoi on devrait choisir entre 3 sites.Si ces sites sont susceptibles d’êtres protégé ,il faut le faire pour les trois .
Pour ce qui est des agriculteurs qu'ils produisent moins mais de meilleur qualité au lieu de produire de la merde a haut rendement.
D’ailleurs il ni a pas à demander leur avis les parcs naturel sont d’utilité public
kiki71 - 19/01/2011
je suis né il y a trente ans ici en saône et loire, il y avait des mares, des marais, des bosquets et des petits bois partout. des chemins circulant entre les champs, les prés et les bois ou on pouvait voir à chaque pas la diversité de la faune et de la flore. en moins de vingt ans, j'ai vu ce patrimoine disparaitre. les marécages asséchés, les mares comblées, les bosquets arrachés et les chemins disparaitre pour lasser place à de vastes champs cultivés.
il est regrettable qu'une poignée de gros producteurs décident de l'avenir de notre campagne pour du profit à court terme.
si la politique agricole a sue aider financièrement les installations les plus rentables à se développer et à mettre en place une production industrielle, qu'elle se donne les moyens de faire marche arrière. qu'elle aide les petites exploitations à produire sans débauche de pesticide, désherbants et engrais chimique. qu'elle aide au développement de cultures et d'élevages raisonnés, qu'elle permette la reconversion des exploitants vers une agriculture et un élevage respectueux des produits, des consommateurs et de la nature. qu'elle lance un plan de reboisement des haies et bosquets qui, délimitant les parcelles, offrent un habitat naturel à la micro et macro faune, retiennent l'humidité et les éléments du sol, évitant son appauvrissement.
c'est à chacun d'entre nous, élus, exploitants, habitants, randonneurs de faire un geste, chacun à notre niveau, avec nos moyens. que ce soit par des gestes aussi simple que ramasser un déchet sur notre chemin, limiter le défrichement de nos parcelles, l'utilisation de produits chimique, ou en mettant la pression sur nos élus pour qu'une politique agricole saine soit mise en place. il ne devrait même pas être nécessaire de créer un parc pour quelque chose d'aussi évident et utile.
mais cela vas plus loin. il serait temps de revoir aussi la politique des constructions, habitations ou professionnelles, qu'elles aussi s'inscrivent dans une optique de développement durable, par l'utilisation de matériaux noble et sains, de consommation énergétique raisonnée, de production d'énergies renouvelables en vue d'une autonomie et non de subventionnement du nucléaire et de donner bonne conscience à la débauche de consommation énergétique par la production d'énergie verte revendue à edf.
enfin, la question du traitement des eaux usées par la mise en place de bassins de phyto-épuration et de filtres de plantes, aussi bien pour les exploitations que pour les habitations collectives et individuelles.
les mares et marais de notre campagne sont des stations d'épuration naturelles, les haies et bosquets, des filtres pour les éléments chimiques et organiques que nous rejetons, la combinaisons des cultures avec des plantes adventices permettent de réguler les élément du sol sans l'appauvrir, de transformer la matière organique et de limiter le développement des parasites. l'assolement triennal ne date pas d'hier...
nous avons des solutions, il nous faut juste les mettre en application.
nomad - 07/02/2011
D'accord pour valoriser les espaces agricoles humides et favoriser les dynamiques de ces milieux, mais pourquoi avoir exclu les zones forestières ?
Quel dommage de ne pas mettre en avant le massif de Chaux par exemple !
jojo - 09/03/2011
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