Les produits phytopharmaceutiques (pesticides) ne sont pas des produits anodins. Mal employés, ils peuvent présenter un risque. C’est pourquoi la réglementation, la formation des utilisateurs, la protection individuelle et les informations sur les conditions d’emploi, permettent d’assurer la sécurité de l’utilisateur et du consommateur, dans le respect de l’environnement.
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50 % du budget de la recherche est consacré aux analyses des effets sur la santé, 40 % à ceux sur l’environnement, et seuls 10 % ont trait à l’efficacité agronomique.
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Une évaluation des produits longue et rigoureuse
Les produits phytopharmaceutiques font partie des produits chimiques les plus encadrés au niveau réglementaire. Une évaluation aussi drastique que celle des médicaments. Ils sont soumis à l’examen de plusieurs comités d’experts indépendants, français et internationaux et les méthodes d’évaluation sont définies par des directrices internationales (OCDE). Chaque produit est évalué sur la base des risques éventuels qu’ils présentent, c’est-à-dire le danger et l’exposition potentielle à ce danger, mais également des bénéfices apportés par son utilisation.
Du fait de l’augmentation constante des exigences réglementaires, le coût des études nécessaires pour homologuer un produit a été multiplié par 7 en 20 ans. 50 % du budget est consacré aux analyses des effets sur la santé, 40 % à ceux sur l’environnement, et seuls 10 % ont trait à l’efficacité agronomique.
Quels sont les seuils pour les consommateurs ?
Pour mesurer l’exposition des consommateurs aux produits phytopharmaceutiques, il existe plusieurs paramètres et seuils réglementaires :
- La dose journalière admissible, DJA : elle correspond à la quantité de résidus qui pourrait être ingérée par une personne, chaque jour de sa vie, sans risque pour la santé. Elle est établie à partir de la dose sans effet (DSE) à laquelle on n’observe aucun effet chez l’animal le plus sensible, soumis au test le plus strict, et à laquelle on applique un facteur multiplicateur de sécurité supérieur ou égal à 100. Elle est fixée soit par la Commission européenne, soit par des instances internationales comme l’Organisation mondiale pour la santé, l’OMS.