Plus de la moitié des nappes d'eau souterraines sont moins remplies que d'habitude à la même période. En particulier dans le Bassin parisien et le Sud Ouest. Ces niveaux de remplissages inférieurs à la moyenne, signalés par le
BRGM, le
bureau de recherches géologiques et minières dans son bulletin de surveillance sont liés à plusieurs années de
déficit pluviométriques. De plus le mois de mars a été particulièrement sec : les déficits pluviométriques atteignent 75 % en Bretagne, Sologne, Touraine, et à la frontière belge et concernent six autres régions : Aquitaine, Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Franche-Comté et Alpes du Nord. Or les nappes souterraines se remplissent généralement avant la fin mars : au printemps et en été, les pluies sont directement « consommées » par la végétation.
Tout dépendra de la météo

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Au 20 avril, huit départements sont concernés par au moins un arrêté préfectoral de restriction des usages de l'eau. (Carte : source : ministère de l'Ecologie).
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Conséquence, des
arrêtés préfectoraux de restriction et de limitation des usages de l'eau ont été pris dans huit départements (1). Faut-il pour autant s'inquiéter ? Pour Jean-Luc Pefau, de la chambre d'agriculture de la Vienne, rien n'est encore joué : les risques pour l'agriculture, en particulier celles qui dépendent de l'irrigation estivale (maïs, melon…) dépendra de la météo au cours des prochains mois. « Chez nous, le mois de mai est souvent pluvieux. De plus le niveau des nappes est certes bas, mais pas de façon dramatique. On ne peut pas aujourd'hui, prévoir comment se passera cet été ».
(1) Au 20 avril, 8 départements sont concernés par au moins un arrêté préfectoral : Charente, Charente-Maritime, Cher, Seine-et-Marne, Deux-Sèvres, Vienne, Essonne, Val-de-Marne
Situation des nappes d'eau souterraines, selon le bilan du BRGM
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